Echauffement :

  • Sensations, sortie du quotidien : en marchant, manifester soudainement les sensations suivantes : Légèreté, Aquatique, Apesanteur, Air, Jeu, Energie, Explosion, Arrêt sur image, Silence, Suspension
  • Physique + gestuelles : tous face à un : travail sur la dissociation segmentaire du corps puis sur la fluidité corporelle (relâchement des articulations)
  • Gestion de l'espace + écoute + émotions : dialogue des corps, en duo, sur fond musical et avec émotions

Exercices :

  • Conversion des images mentales en mouvements : 4 jouteurs vont illustrer corporellement (au delà du mime, presque sous forme d'une danse) l'histoire racontée par un conteur : focalisation sur l'emplacement, les contacts, l'ouverture des gestes vers le public, la stabilisation par la répétition, ....
  • Sens du rythme, écoute : sur la chanson de Jaques Brel "ne me quitte pas", l'un bouge uniquement sur les paroles face à l'autre qui lui répond statique en comblant uniquement les silences employés par le chanteur

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  • Précisions sur la notion de registre : " Aux termes de ton ou de tonalité, longtemps employés pour désigner l'impression particulière ressentie par le lecteur devant un texte, on préfère aujourd'hui le terme de registre, qu'il conviendra donc d'éviter de confondre avec le registre de langue (soutenu, vulgaire ....). Depuis l'Antiquité, la production littéraire a été l'objet de tentatives de classification autour des attitudes "graves" ou "plaisantes" qui président à leur élaboration et qu'elles appellent chez le récepteur. « On est donc conduit à désigner comme « registres », ces « attitudes» qui correspondent à des façons fondamentales de ressentir.» Le registre correspond à la nature particulière de l'émotion que le texte vise à communiquer indépendamment du « genre » dans lequel il s'inscrit : ainsi un texte romanesque peut être traversé du registre épique, le registre réaliste peut caractériser tel passage d'une épopée, etc. "
  • Travail sur un procédé chorégraphique (le miroir) : réfléchir ensemble à des situations où le miroir serait intéressant à utiliser. Réponses du groupe :

>> en faisant les ailes d'un avion, d'un oiseau ou en jouant la symétrie d'un animal comme une araignée
>> en jouant des jumeaux tels Dupond et Dupont
>> en jouant qq'un face à un miroir
>> de façon plus générale, toute situation avec un personnage centrale et une symétrie autour de lui (perso, décor, ...)
>> toute confrontation où l'émotion est intense : duel, rencontre, ...

Impro :

  • Faire des impro en utilisant et en abusant du procédé chorégraphique du miroir, sur la base des situations listées ensemble auparavant.

Ressources utiles :
Ateliers de danse, avec des idées et exos sympas
Définitions des procédés chorégraphiques
Approche intéressante sur la relation avec le sol
Explications sur la notion de registre

Débrief de l'atelier :

>> le procédé chorégraphique du miroir donne des idées assez simples à mettre en oeuvre et efficaces pour colorer une situation, appuyer une émotion, gérer l'espace
>> le miroir pousse à l'écoute
>> la symétrie apportée par le miroir en tant que procédé chorégraphique donne une profondeur à la scène
>> cette séance a permis un vrai travail sur le corps, les jouteurs ont apprécié
>> il serait intéressant d'essayer l'exercice sur Jacques Brel dans d'autres registres ou sur d'autres chansons